avril 15, 2013 · mutuelle santé

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Tout savoir sur le giga-rapport de l’Anses
Les coupables identifiés

Conserves, bonbonnes d’eau, tickets de caisses,… ils sont tous considérés responsables et coupables. Telles ont été notamment les conclusions d’un rapport décisif de l’Anses sur la contamination au Bisphénol A.

Tout savoir sur le giga-rapport de l’Anses

L’Agence nationale de sécurité sanitaire ( Anses ) vient de publier un giga-rapport justifiant pleinement l’interdiction à la vente par le Parlement, le 24 décembre 2012, de tout contenant alimentaire imprégné de Bisphénol A. Elle a en effet mobilisé près de 200 experts et ce, pendant 3 ans, pour confirmer les risques que représente ce plastifiant ubiquitaire que l’on retrouve partout depuis maintenant une cinquantaine d’années. Il est présent dans les conserves, les tickets de caisse, voire dans les sex-toys. Les industriels doivent alors rapidement trouver des substituts sans danger, c’est-à-dire sans Bisphénol A, S, F, M ou B. Pour ce faire, ils ont jusqu’en 2015.

A noter que le Bisphénol A, perturbateur endocrinien dans l’organisme, pénètre dans notre corps par l’alimentation. Il peut également passer par l’air qu’on respire et les poussières domestiques.

Les coupables identifiés

Les coupables sont alors identifiés, à commencer par les boîtes de conserves qui sont notamment tenues pour responsables de 50% du transfert de la molécule par la nourriture. Par le biais de nombreuses études, l’Anses confirme aujourd’hui le nombre spectaculaire de conséquences sur le règne animal (rats, singes,…), à savoir des affections du développement cérébral après une exposition pré ou périnatale. Des kystes ovariens peuvent aussi surgir, la production spermatique peut s’altérer, la puberté peut être très avancée, avec le risque de développer une obésité et des lésions dans la glande mammaire. Ce n’est pas tout, on suspecte également chez le Bisphénol d’autres effets comme les maladies cardiovasculaires ou encore le diabète. Dans son rapport, l’Agence recommande alors aux femmes enceintes de réduire les expositions. Ses experts ont en effet mis en évidence des situations à risque pour la descendance.

En France, les cartes de crédit de caisse sont par exemple traitées majoritairement au Bisphénol A, le risque est donc accru pour les caissières. Idem pour les enfants à naître des femmes enceintes, les effets de la molécule sur leur glande mammaire, leur cerveau et leur comportement, l’appareil reproducteur féminin, le métabolisme et l’obésité sont désormais confirmés. Aux Etats-Unis, le Connecticut interdira dès octobre prochain ces reçus au bisphénol alors qu’ils sont déjà proscrits. Pour ce qui est le cas de la France, la commission des affaires sociales de l’Assemblée a voté mercredi 28 novembre l’interdiction des collerettes de tétines et de sucettes et des anneaux de dentition pour bébés contenant du bisphénol A (BPA), par un amendement au texte interdisant le BPA dans les contenants alimentaires.

Voilà donc une autre raison valable pour que les femmes enceintes souscrivent impérativement une bonne complémentaire santé afin de mieux se prémunir des dépenses en soins coûteuses, engendrées notamment par leur grossesse. L’Assurance Maladie ne rembourse en effet qu’une partie des soins et seulement les produits et prestations remboursables par la Sécurité sociale. il s’avère donc indispensable de contracter une mutuelle grossesse. Comme son nom l’indique, cette dernière a pour fonction de garantir le remboursement de tous les frais occasionnés par une grossesse, à savoir :

  • les bilans devant être effectués en début de grossesse
  • les vaccins devant être réalisés pendant la grossesse et après l’accouchement
  • les dépassements d’horaires du gynécologue
  • les frais liés aux échographies
  • les dépenses générées par l’accouchement
  • les frais de maternité (forfait hospitalier)
  • les frais de soins du nouveau-né
  • les consultations post-natales, etc.

Pour trouver une bonne mutuelle grossesse, il est conseillé de recourir à l’utilisation d’un comparateur de complémentaires santé en ligne. Il faut cependant déterminer d’abord ses réels besoins ainsi que son budget.

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